§ La vendetta. Le comte de Monte-Cristo

— J'aimais tendrement mon frère, je vous l'ai dit, Excellence; aussi je résolus non pas de lui envoyer l'argent, mais de le lui porter moi-même. Je possédais un millier de francs, j'en laissai cinq cents à Assunta, c'était ma belle-soeur; je pris les cinq cents autres, et je me mis en route pour Nîmes. C'était chose facile, j'avais ma barque, un chargement à faire en mer; tout secondait mon projet. Mais le chargement fait, le vent devint contraire, de sorte que nous fûmes quatre ou cinq jours sans pouvoir entrer dans le Rhône. Enfin nous y parvînmes; nous remontâmes jusqu'à Arles; je laissai la barque entre Bellegarde et Beaucaire, et je pris le chemin de Nîmes.

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