§ Text Cyrano de Bergerac

(Il fait ce qu'il dit, à mesure): Je jette avec grâce mon feutre, Je fais lentement l'abandon Du grand manteau qui me calfeutre, Et je tire mon espadon; Élégant comme Céladon, Agile comme Scaramouche, Je vous préviens, cher Mirmydon, Qu'à la fin de l'envoi je touche ! (Premiers engagements de fer): Vous auriez bien dû rester neutre; Où vais-je vous larder, dindon ?. . . Dans le flanc, sous votre maheutre ?. . . Au cœur, sous votre bleu cordon ?. . . --Les coquilles tintent, ding-don ! Ma pointe voltige: une mouche ! Décidément. . .c'est au bedon, Qu'à la fin de l'envoi, je touche. Il me manque une rime en eutre. . . Vous rompez, plus blanc qu'amidon ? C'est pour me fournir le mot pleutre ! --Tac ! je pare la pointe dont Vous espériez me faire don;-- J'ouvre la ligne,--je la bouche. . . Tiens bien ta broche, Laridon ! A la fin de l'envoi, je touche. (Il annonce solennellement): Envoi. Prince, demande à Dieu pardon ! Je quarte du pied, j'escarmouche, Je coupe, je feinte. . . (Se fendant): Hé ! là, donc ! (Le vicomte chancelle; Cyrano salue): A la fin de l'envoi, je touche ! (Acclamations. Applaudissements dans les loges. Des fleurs et des mouchoirs tombent. Les officiers entourent et félicitent Cyrano. Ragueneau danse d'enthousiasme. Le Bret est heureux et navré. Les amis du vicomte le soutiennent et l'emmènent.)

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